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Félicitations, cher parent, cher proche ! L’arrivée d’un nouveau-né est un moment de grâce absolue, un souffle de vie qui emplit la maison de bonheur et de gratitude. En Islam, cet événement est bien plus qu’une simple naissance : c’est un acte de foi, une responsabilité, et une immense bénédiction d’Allah. Dès les premières secondes qui suivent la venue au monde de ce petit être, il existe une tradition prophétique douce et profonde : lui murmurer quelque chose à l’oreille. Mais que dire dans l’oreille d’un nouveau-né en islam ? Pourquoi ce geste est-il si important ? Et comment le vivre pleinement, sans stress, avec le cœur rempli de foi ?

Dans cet article, nous allons explorer ensemble cette sounna magnifique, étape par étape. Tu vas découvrir les paroles exactes à prononcer, leur signification spirituelle, et comment les intégrer dans ce moment si spécial. InshAllah, tu repartiras avec tout ce qu’il faut pour accueillir ton bébé comme le Prophète ﷺ nous l’a enseigné.

Un père récitant l
Le premier son que le bébé entend : la parole d

L’importance de la sounna : pourquoi murmurer à l’oreille du bébé ?

Tu te demandes peut-être : « Est-ce obligatoire ? » La réponse est non, ce n’est pas une obligation (fard), mais c’est une sounna fortement recommandée (sounna mou’akkada). Le Prophète Muhammad ﷺ lui-même a posé cet acte pour ses petits-enfants, et les savants s’accordent sur son immense bienfait.

Le but est simple mais puissant : faire en sorte que la première chose que le nouveau-né entende en ce monde soit la parole d’Allah, l’appel à Son adoration. C’est une forme de protection spirituelle, une bénédiction posée sur son oreille avant même qu’il n’ouvre les yeux sur la vie. Imagine un instant : ton enfant arrive dans un monde inconnu, et au lieu du bruit des machines ou des voix stressées, il entend « Allahou Akbar, Allah est le Plus Grand ». SubhanAllah, n’est-ce pas réconfortant ?

Hadith rapporté par Abu Dawud et Tirmidhi : « Le Prophète ﷺ a récité l’adhan dans l’oreille de Hasan ibn Ali (son petit-fils) lorsqu’il est né. »

Ce geste symbolise aussi l’entrée du bébé dans la communauté musulmane. C’est comme si on lui chuchotait : « Bienvenue, petit être. Tu es un serviteur d’Allah, et tu es sous Sa protection. »

Que dire exactement ? Les paroles à prononcer

Alors, venons-en au cœur du sujet. Que doit-on dire ? La tradition prophétique nous donne deux options, toutes deux bénies.

1. L’adhan (l’appel à la prière) dans l’oreille droite

C’est la pratique la plus connue et la plus répandue. On récite l’adhan complet, celui que l’on entend depuis les minarets, dans l’oreille droite du nouveau-né. Le voici en arabe et en phonétique simplifiée :

| Texte arabe | Phonétique simplifiée | |————-|————————| | الله أكبر الله أكبر | Allahou Akbar, Allahou Akbar | | أشهد أن لا إله إلا الله | Ach-hadou an la ilaha illa Allah | | أشهد أن محمدًا رسول الله | Ach-hadou anna Mouhammadan Rassouloullah | | حي على الصلاة | Hayya ‘ala as-salah | | حي على الفلاح | Hayya ‘ala al-falah | | الله أكبر الله أكبر | Allahou Akbar, Allahou Akbar | | لا إله إلا الله | La ilaha illa Allah |

Note importante : Il n’est pas nécessaire de répéter chaque phrase deux fois comme dans l’appel à la prière pour les adultes. Une seule récitation douce et posée suffit. L’essentiel est de le faire avec le cœur, pas avec la montre.

2. L’iqama (le second appel) dans l’oreille gauche

Certains savants recommandent de réciter l’iqama dans l’oreille gauche, en complément. C’est une pratique rapportée par certains compagnons, mais elle est moins forte en termes de preuves. Si tu souhaites le faire, voici l’iqama simplifié :

  • Allahou Akbar, Allahou Akbar
  • Ach-hadou an la ilaha illa Allah
  • Ach-hadou anna Mouhammadan Rassouloullah
  • Hayya ‘ala as-salah
  • Hayya ‘ala al-falah
  • Qad qamatis-salah (x2) — « La prière est établie »
  • Allahou Akbar, Allahou Akbar
  • La ilaha illa Allah

Personnellement, je te conseille de te concentrer sur l’adhan dans l’oreille droite. C’est ce qui est le plus authentique, et c’est largement suffisant pour suivre la sounna. Inutile de te stresser avec l’iqama si tu ne te sens pas à l’aise.

Bébé endormi avec un parent récitant l
Un moment de douceur et de foi pure

Comment faire concrètement ? Un guide pas à pas

Tu tiens ton bébé dans les bras, il est tout chaud, tout fragile. Comment t’y prendre sans trembler ? Voici un petit guide pratique.

Étape 1 : L’intention (niyya)

Avant de commencer, fais une courte intention dans ton cœur : « Ô Allah, je fais cela pour suivre la sounna de Ton Prophète ﷺ, pour protéger cet enfant et pour que sa première écoute soit Ton rappel. » Pas besoin de la dire à voix haute, juste la ressentir.

Étape 2 : L’oreille droite

Approche doucement ta bouche de l’oreille droite du bébé. Ne crie pas, ne force pas. Récite l’adhan d’une voix calme, posée, comme une berceuse spirituelle. Tu peux même le faire en le berçant légèrement.

Étape 3 : L’oreille gauche (optionnel)

Si tu choisis de faire l’iqama, fais-le de la même manière, dans l’oreille gauche. Mais encore une fois, ne te sens pas obligé.

Étape 4 : La doua (invocation)

Après l’adhan, tu peux faire une doua personnelle pour le bébé. Par exemple :

« Ô Allah, fais de cet enfant un serviteur pieux, bénis-le dans sa vie, et protège-le du mal. »

Il n’y a pas de formule imposée. Parle à Allah avec tes propres mots, depuis ton cœur.

Qui doit le faire ? Le père, la mère, ou un proche ?

La tradition veut que ce soit le père qui le fasse, car il est le chef de famille et le premier responsable de l’éducation islamique de l’enfant. Cependant, si le père n’est pas disponible (pour une raison quelconque : voyage, décès, absence), la mère, le grand-père, ou même un imam peuvent le faire.

L’important, c’est que ce soit une personne de confiance, qui ait une voix douce et une foi sincère. J’ai vu des mères le faire seules à la maternité, et c’était tout aussi beau. Ne laisse personne te dire que c’est « réservé aux hommes ». L’islam est une religion de facilité, et tant que l’intention est bonne, Allah accepte.

Sourate Al-Baqarah (2:286) : « Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. »

Les bienfaits spirituels de cette pratique

Pourquoi faire tout cela ? Parce que ces quelques secondes ont un impact immense, in shaa Allah.

  • Protection contre le diable : Le Prophète ﷺ a dit que l’adhan fait fuir le diable (satan). Réciter l’adhan à l’oreille du nouveau-né, c’est poser une barrière spirituelle autour de lui dès le premier jour.
  • Première impression islamique : Le bébé ne comprend pas les mots, mais il ressent les vibrations, le ton, l’amour. C’est son premier contact avec le dhikr (rappel d’Allah).
  • Bénédiction familiale : Ce geste unit la famille autour de la foi. Les proches présents sont témoins de cet acte, et cela renforce la communauté.

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Découvre les fondements essentiels de notre foi

Et si on oublie ? Pas de panique !

La vie est parfois mouvementée. Entre la fatigue de l’accouchement, les visites à l’hôpital, et les formalités administratives, il est possible d’oublier de faire l’adhan tout de suite. Est-ce grave ? Absolument pas. Tu peux le faire quelques heures plus tard, voire le lendemain, à la maison. Il n’y a pas de deadline stricte.

L’important, c’est de le faire avec sincérité. J’ai connu une sœur qui l’a fait trois jours après la naissance, parce qu’elle était épuisée. Et c’était parfait. Allah connaît nos cœurs et nos circonstances.

Autres traditions liées à la naissance en islam

L’adhan n’est pas la seule sounna pour accueillir un bébé. En voici quelques autres, pour que tu aies une vision complète.

Le tahnik (mastication d’une datte)

Le Prophète ﷺ avait l’habitude de mâcher une datte et d’en frotter le palais du nouveau-né. C’est une sounna qui apporte des bienfaits physiques (sucre pour l’énergie) et spirituels (bénédiction). Si tu n’


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Collectif de rédacteurs passionnés par la transmission des savoirs islamiques en langue française, au service des communautés musulmanes francophones.

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